Un point de chute dans le monde de la finance pour Philippe Couillard ?

Est-ce que l’ancien premier-ministre du Québec se trouvera une (petite) place dans le monde de la finance pour assurer ses vieux jours ?

Rien de moins sûr selon les sources du milieu contactées par Profession Conseiller. L’ampleur de sa défaite, son profil d’expertise et sa réputation de ne pas être un joueur d’équipe sont autant de facteurs qui jouent contre Philippe Couillard s’il souhaite se tailler une niche dans le secteur financier.

«Tu n’associe pas spontanément (Philippe) Couillard au milieu des affaires en général et de la finance en particulier. Il a parlé beaucoup d’économie, mais il n’était pas le porteur des dossiers importants. Martin Coiteux (l’ancien président du Conseil du Trésor) est sur le marché et lui il est sur le radar de beaucoup de financières, dont Desjardins», a confié l’associé d’une firme de recrutement de Montréal.

Un décideur d’un fonds d’investissement est plus direct et tout en reconnaissant l’intellect du neurochirurgien il ne voit pas d’interface entre lui et son secteur.

«Hypothétiquement, je l’invite sur mon conseil d’administration. Est-ce qu’il m’aide à lever du nouveau capital? Pas sûr. Est-ce qu’il m’intégre à de nouveaux réseaux? Pas évident.  Il n’y a pas de cadeaux qui se font dans le monde de la finance. On t’embauche parce que tu peux rapporter beaucoup, beaucoup, plus que ce que l’on te verse en salaire et il n’a pas du tout le profil d’un rainmaker», a indiqué le financier qui, par surcroît, est un militant de longue date du Parti Libéral du Québec.

Chose certaine, sa carrière post politique ne sera pas aussi lucrative que celle de son prédécesseur Jean Charest, note un professionnel de l’investissement qui a connu les deux hommes au fil des années.

«Jean (Charest) a une affinité naturelle avec les dirigeants d’entreprise. Il y a un langage commun et une facilité dans le contact. Il s’est tissé un réseau international, c’est un travailleur infatigable et un fin stratège. Pas étonnant qu’il empoche quelques millions de dollars par année chez McCarthy Tétrault.»

La transition de l’ancien premier-ministre ne sera pas non plus facilitée par les règles de l’Assemblée Nationale. Elles prévoient que les élus défaits ne peuvent occuper un emploi dans une entreprise ou organisation avec lesquels ils ont eu un rapport au cours de l’année précédente. Dans le cas d’un ex-premier ministre cette règle ferme beaucoup de portes….

 

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