Les femmes, grandes absentes de la finance

Plus de femmes dans les postes de gestion génèrent pourtant plus de profits et de meilleures marges.

Oui, elles occupent la moitié des postes dans les échelons inférieurs, mais elles manquent toujours à l’appel dans les bureaux de coin. Dès qu’on grimpe la pyramide, cette proportion s’affaisse. Moins de 1 poste de haute direction sur cinq, ou 19%, est occupé par une femme dans le domaine financier.

La proportion, dans les industries en général, est de 22%.

Neuf sociétés financières sur 10 disent s’engager envers la parité, selon une récente étude des consultants de McKinsey, qui ont réalisé un sondage auprès de plus de 14 000 professionnels des services financiers en Amérique du Nord. Des conseillers, des gestionnaires, des portefeuillistes et des hauts dirigeants de banque, d’assureurs et de sociétés financières.

L’étude de McKinsey « Promouvoir les femmes dans les services financiers » démontre que plus elles progressent dans leur carrière, plus les femmes perdent du terrain face aux hommes : elles sont 24% moins susceptibles que les hommes d’être promues dans leur firme. Et ce, même si elles sont aussi nombreuses que les hommes à avoir de l’ambition.

La pente est encore plus abrupte pour les femmes issues des minorités, puisqu’elles sont 34% moins susceptibles que les hommes d’être promues dans leur firme.

L’importance d’avoir la parité des genres et la diversité culturelle dans l’industrie financière n’est pas qu’une mode : McKinsey constate que les sociétés financières championnes de la diversité sont 27% plus susceptibles de créer de la valeur, calculée comme étant des marges supérieures à la moyenne de l’industrie.

Plus encore, favoriser la diversité culturelle—dont les femmes issues des minorités—dans les échelons supérieurs d’une firme génère 33% plus de chances de dégager une profitabilité supérieure à la moyenne des concurrents.

Dans les services financiers, une meilleure parité dans les postes de direction est pourtant essentielle : outre le fait qu’elles apportent une perspective plus complète sur les besoins du marché, la clientèle s’en trouverait mieux servie. En effet, aujourd’hui, la femme est responsable des finances et de l’épargne dans la moitié des ménages.

En conclusion de son étude, McKinsey propose plusieurs façons d’augmenter la parité, se basant pour se faire sur des entrevues avec une quarantaine de hautes dirigeantes de l’industrie financière.

Gérer les préjugés dans l’octroi de promotions, promouvoir davantage le mentorat, miser sur la conciliation travail-famille, implanter des objectifs, voilà autant de façons de favoriser l’accès des femmes aux échelons supérieurs.

« Pour que la parité se fasse, il faut que les dirigeants—tant les hommes que les femmes—voient la question comme une priorité stratégique », selon McKinsey.

 

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