Cinq mythes entourant l’investissement dans les petites capitalisations

Ne sous-estimez pas cette option qui vous permettra de diversifier vos investissements…

Éviter d’investir dans les sociétés à petite capitalisation peut-être une grave erreur.

Parlez-en à Robert Beauregard, qui se spécialise dans celles-ci en tant que chef de placement de Global Alpha, une société gérant des actifs s’élevant à environ 2 milliards de dollars.

Lors d’un entretien avec Wealth Professionnal, il a établi cinq fausses conceptions en ce qui concerne les petites capitalisations.

Elles sont plus risquées que les autres

Le chef de placement rappelle que lors des cinq derniers creux de l’économie, soit la bulle technologique de 2000, le Nifty Fifty de 1970, la crise asiatique de 1997, la crise globale de 2008 et la crise européenne de la dette en 2011, les petites capitalisations ont fait mieux que les grosses à trois reprises.

Robert Beauregard croit que tout est une question de diversification.

« Les indices de grandes capitalisations sont pondérés en fonction de la capitalisation boursière. Nous observons que tout ce qui est populaire prend plus de poids dans l’indice, comme l’ont été les banques en 2007 ou la technologie en 1999. »

Beauregard rappelle que miser sur des secteurs moins prisés lors des grosses crises permet d’éviter les ralentissements importants de l’économie.

Elles coûtent cher

Le dirigeant de Global Alpha avoue que les petites capitalisations se vendent souvent à plus haut coût que les grandes capitalisations en raison de leur risque ajusté et de leur croissance rapide. Toutefois, il estime qu’elles s’avèrent des escomptes en raison du passage aux fonds indiciels puis parce que les entreprises de pointe de grande envergure drainent beaucoup de liquidités.

« Pour le moment, les petites capitalisations se vendent à 15 fois le bénéfice. C’est un rapport des bénéfices qui est 21 fois plus grand que le S&P500 et 18 fois plus grand que l’indice mondial des grandes capitalisations. »

Beauregard croit que ce rabais intéressant est un bon point d’entrée pour ceux qui croient que le cycle économique mondial est toujours intact.

La S&P/TSX est un indice réservé aux grandes capitalisations

Le pourcentage de compagnies dont la capitalisation boursière dépasse 1 milliard dans l’indice S&P/TSX (93%), n’est pas beaucoup plus haut chez les grandes capitalisations que chez les petites, selon Beauregard.

Il explique qu’il y a près de 2000 sociétés à petite capitalisation qui dépassent le milliard de dollars en capitalisation boursière. Bien sûr, Morgan Stanley Capital International (MSCI) ne peut inclure toutes les compagnies au monde dans son index, ce qui amène le chef de placements à croire que près de 2000 autres compagnies ayant une capitalisation boursière existent.

Les bilans des entreprises à petite capitalisation sont plus faibles

Faux!

Beauregard indique que les entreprises à petite capitalisation détiennent d’excellents ratios dettes-équités.

Le ratio mondial de dettes-équités au monde est d’environ 132% selon MSCI, tandis que celui des petites capitalisations est de 91%.

« Elles ont moins de dettes notamment, car elles appartiennent à des propriétaires majoritaires ou majoritairement détenues par leur fondateur et des familles. Leur gestion est plus conservatrice. »

Elles ne paient pas de dividendes

C’est peut-être vrai aux États-Unis, mais ce ne l’est pas à l’échelle internationale, en raison de la nature historique des entreprises et du désir des propriétaires d’offrir un rendement.

Robert Beauregard va même jusqu’à dire que présentement, les entreprises internationales de petite capitalisation offrent de meilleurs dividendes que celles du S&P500!

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